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Pourquoi suis-je bloqué dans ma vie ?

  • Photo du rédacteur: Jean-Philippe Rabol-Liotard
    Jean-Philippe Rabol-Liotard
  • il y a 5 jours
  • 4 min de lecture
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Quand le mental veut avancer… mais que l’émotionnel freine


Arrive souvent ce moment particulier où une question revient, parfois discrètement, parfois avec insistance et parfois avec colère :

« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Pourquoi je sais ce que je veux… mais je n’y arrive pas ? »

Sur le papier, tout est clair. Dans la tête, les idées sont là. Et pourtant… rien ne bouge vraiment.

Ce sentiment de blocage n’est ni rare, ni anormal. Et surtout, c’est essentiel de le dire, il n’est presque jamais le signe d’un manque de volonté.



Le grand malentendu autour du “blocage”


Quand une personne dit : « Je suis bloqué », elle pense souvent :

  • « Je n’ai pas assez de motivation »

  • « Je manque de discipline »

  • « Je me sabote »

  • « Je devrais être capable de dépasser ça »


Mais en thérapie psycho-émotionnelle, on observe autre chose.


👉 Un blocage n’est pas un bug.

👉 C’est un mécanisme de protection.


Un mécanisme parfois ancien, parfois devenu disproportionné… mais toujours logique au moment où il s’est mis en place.



Une image simple : le cerveau comme une maison


Imaginez une maison avec deux étages.


  • À l’étage du haut

    👉 le mental, la logique, l’analyse, la réflexion, le langage


  • À l’étage du bas

    👉 l’émotionnel, les sensations, les souvenirs, les automatismes


Le problème, c’est que nous essayons souvent de réparer le rez-de-chaussée… depuis le grenier.

Le mental comprend.Mais le corps et l’émotionnel, eux, continuent d’agir comme avant.



Le cerveau droit : un langage d’enfant, mais un pouvoir immense


Le cerveau émotionnel (souvent associé au cerveau droit dans un langage métaphorique) ne fonctionne pas avec :

  • des raisonnements complexes

  • des injonctions

  • des “il faut”, "y a qu'à"

  • des listes de bonnes résolutions


Il fonctionne avec :

  • des images

  • des sensations

  • des symboles

  • des expériences vécues


On pourrait dire, de façon imagée, qu’il a la maturité émotionnelle d’un enfant : il ne comprend pas les discours abstraits, mais il comprend très bien ce qu’il ressent.



Pourquoi vouloir plus fort ne débloque rien


Beaucoup de personnes arrivent en disant :

« Je sais d’où ça vient… mais ça ne change rien. »

C’est normal.

Car le mental peut comprendre sans que le système émotionnel se sente en sécurité.

Or, tant que le système émotionnel perçoit un danger - même ancien, même irrationnel aujourd’hui - il freine.

Non pas pour nuire. Mais pour protéger.



Les grandes sources de blocage que l’on rencontre en pratique


Certains schémas reviennent très souvent :


1. Un événement émotionnel non digéré


Un choc, parfois évident, parfois enfoui, parfois banalisé :

  • une trahison

  • un rejet

  • un abandon

  • une humiliation

  • une injustice

  • une peur intense

  • une perte

  • un sentiment d’impuissance


Même quand “tout va bien aujourd’hui”, le corps et l'émotionnel, eux, se souviennent.


2. Une peur conditionnée


Pas une peur rationnelle, mais une association automatique :

  • avancer = danger

  • réussir = exposition

  • se montrer = risque


Le cerveau émotionnel préfère parfois l’inconfort connu à l’inconnu perçu comme menaçant.


3. Un conflit interne invisible


Une partie veut avancer. Une autre veut rester fidèle, protéger, éviter de souffrir à nouveau.

Résultat : immobilité.


👉 Ce n’est pas un manque de décision

👉 Ce sont deux forces opposées


4. Une croyance émotionnelle ancienne


Pas une pensée logique, mais une “vérité intérieure” :

  • « Je ne mérite pas »

  • « Je vais échouer »

  • « Ce n’est pas pour moi »


Ces croyances limitantes ne se discutent pas. Elles se réactualisent.


5. Un excès de contrôle


Hyper-vigilance, anticipation, rumination.

Contrôler donne une illusion de sécurité…mais empêche le mouvement.



Pourquoi le travail psycho-émotionnel est différent


Dans une approche psycho-émotionnelle telle que la neuro-hypnose, on ne cherche pas à convaincre.


On cherche à :

  • désactiver la charge émotionnelle

  • mettre à jour le système de protection

  • reprogrammer les réponses automatiques

  • remplacer plutôt que supprimer


Car le cerveau émotionnel ne supporte pas le vide. Lorsqu’une réponse plus pertinente et plus sécurisante est intégrée, l’ancienne devient inutile et se désactive d’elle-même.



Une autre image : le frein à main oublié


Beaucoup de personnes avancent dans la vie frein à main tiré.

Le moteur tourne.

La direction est claire.

Mais quelque chose force.

La thérapie ne pousse pas plus fort sur l’accélérateur.

Elle aide à desserrer le frein.



Une question plus juste que “Pourquoi suis-je bloqué ?”


Plutôt que :

« Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »

Une question plus féconde serait :

« De quoi est-ce que je me protège encore ? »

Et surtout :

« Est-ce que cette protection est toujours nécessaire aujourd’hui ? »


Pourquoi la neuro-hypnose agit là où le mental échoue


La neuro-hypnose et les approches de neurothérapie en général ne cherchent pas à convaincre le mental.


Elles travaillent directement avec :

  • la mémoire émotionnelle

  • le système nerveux

  • les réponses automatiques


Une approche intégrative permet notamment de :


• Désactiver la charge émotionnelle

Les techniques issues de l’hypnose thérapeutique et de l’EMDR permettent de réduire l’intensité émotionnelle liée à un souvenir, une peur ou une anticipation.

Ce n’est pas oublier. C’est ne plus subir.


• Mettre à jour un mécanisme de protection obsolète

Ce qui a protégé hier peut bloquer aujourd’hui.

La neuro-thérapie permet au cerveau émotionnel de comprendre, par l’expérience, que :

« Le danger n’est plus là. »

• Agir sur l’automatique plutôt que sur le discours

On ne demande pas au patient de “faire des efforts”.

On agit sur :

  • les réflexes émotionnels

  • les réponses conditionnées

  • les schémas inconscients


• Remplacer plutôt que supprimer

Comme dit précédemment, le cerveau émotionnel déteste le vide.

On ne supprime donc pas une peur, une croyance ou un schéma. On remplace par quelque chose de plus ajusté.


• Réconcilier mental et émotionnel

Lorsque l’émotionnel se sent en sécurité, le mental peut enfin avancer sans forcer.

Et souvent, le changement devient :

  • plus fluide

  • plus naturel

  • plus stable dans le temp



Pour conclure


Un blocage n’est pas un échec. C’est souvent une intelligence émotionnelle qui n’a pas encore été écoutée.

Quand on s’adresse au bon niveau - celui des images, des sensations, du vécu - le changement peut devenir naturel, parfois même étonnamment fluide.

Et très souvent, les personnes découvrent ceci :

Je n’étais pas bloqué contre moi. J’étais bloqué pour moi.


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Jean-Philippe Rabol-Liotard - Hypnothérapeute Paris








 
 
 

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